jeudi 7 mai 2009

Bravo à l'équipe canadienne gagnante!

Nous avons appris aujourd'hui que l'équipe qui représentera le Canada au Sommet du J8 est l'équipe Carpe Diem de la Saunders school à London en Ontario. Bravo à toute l'équipe! En espérant recevoir de vos nouvelles sur le Sommet très bientôt!

Bravo à l'équipe des États-Unis!

Un petit coucou à l'équipe de North Miami Senior qui a gagné le concours J8 aux États-Unis! Les Global Pioneers seront certainement d'excellents représentants de la jeunesse américaine! We wish you all the best, be proud of yourselves. You now have the privilege of being part of a team that could change the world!

$2 000 pour un dispensaire

  • Un enseignant à notre école, originaire d'un village du Cameroun, la chefferie de Bamissingué, nous a parlé de son village natal, des problèmes liés au sida, de la pauvreté mais aussi de la fierté de son peuple. Le peuple camerounain est assez particulier en ce sens que, parmi les principales ethnies, leur descendance viendrait d'anciens monarques d'Égypte ayant quitté la vallée du Nil à la recherche de nouvelles terres. Les Bamissingués (mot qui veut dire "élastique"!) sont des gens fiers, qui aiment la vérité et qui n'hésitent pas à se défendre si nécessaire. Ils ont un certain sens des affaires aussi. Un beau peuple coloré et intéressant, fascinant. Nous aimerions beaucoup nous rendre au village de notre enseignant! Trève de tourisme, ce qu'il nous a appris nous a plutôt perturbés et vous comprendrez pourquoi en lisant ceci:

  • le sida est très présent dans sa communauté, particulièrement chez les enfants;
  • si son village était équipé d'un dispensaire pour les soins de base, il pourrait servir à la population des 10 villages voisins de Bamissingué;
  • sa région est "oubliée" des organismes d'aide internationale;
  • il faut seulement $2 000 pour construire un dispensaire dans son village! $2 000!!! Si on y pense, dans notre école nous sommes plus ou moins 800 personnes; si on demandait un petit 5$ par personne, nous pourrions construire le dispensaire et y installer les équipements de base nécessaire et même, fournir certains médicaments. $10 par personne et on peut assurer la gestion de l'endroit pour plusieurs mois. Nous avons été très surpris de constater que, selon les endroits bien entendu, il en coûtait si peu pour assurer des soins de santé de base en Afrique. La question se pose donc: "Pourquoi les gouvernements ne sont-ils pas capables de fournir le nécessaire pour des soins et une éducation de base de qualité à l'Afrique?" Oui, la question est naïve mais en même temps, elle est tout à fait légitime. Si nous, des jeunes de 14 à 16 ans, sommes capables d'organiser et de réaliser la construction d'un dispensaire dans un village africain, dispensaire qui va servir à 10 villages, qui va peut-être sauver la vie de plusieurs enfants, qui va aider les mères; si nous sommes capables de créer des contacts et même si nécessaire d'envoyer des gens sur place, pourquoi est-ce si difficile pour les gouvernements, les ONG, les gens riches et autres de faire la même chose? C'est un peu comme l'histoire d'Alexandra en Birmanie. Dans le fond, un des problèmes à l'aide en Afrique et ailleurs, c'est l'interventionnisme des gouvernements en place, ce sont les différents paliers à grimper avant de se rendre sur place. Le problème, c'est l'intermédiaire. Comme vous le voyez, notre petite équipe aime faire dans le concret! On peut comprendre les aléas politiques, économiques et autres, les relations internationales obligées, les contraintes sociales, mais nous sommes du genre à agir pour guérir. à bientôt!

mardi 5 mai 2009

Sécurité alimentaire, eau, VIH/sida, développement... tout est lié

C'est hier que prenait fin le G8 de l'Agriculture en Italie. Les membres ont rédigé leur déclaration, destinée aux dirigeants du G8 de juillet, pour faire avancer la cause de la faim dans le monde. N'oublions pas que, parmi les objectifs du Millénaire de 2000, on retrouvait celui de réduire de moitié la faim dans le monde et ce, d'ici 2015... L'atteinte de cet objectif n'est pas réaliste mais la cause n'est pas encore perdue. Pour faire court, la déclaration des membres du G8 de l'Agriculture peut se résumer ainsi:
  • la sécurité alimentaire doit se retrouver au coeur des débats internationaux
  • il faut créer des politiques internationales qui reconnaissent les liens entre l'agriculture et le développement, l'économie, l'environnement, l'éducation, l'emploi et la sécurité sociale
  • il faut augmenter les investissements publics et privés dans le développement rural durable et la protection de l'environnement. Dans la même veine comprendre que, à cause de l'augmentation de la population mondiale, les gouvernements doivent se pencher sur les changements climatiques et la gestion durable de l'eau et autres ressources naturelles

Dans nos propositions au J8, nous parlions entre autres d'une gestion de l'eau par bassins versants, une forme d'énergie de la biomasse mais à partir des déchets, etc... En fait, nos propositions résument bien ce que les membres du G8 de l'Agriculture avançaient hier:

- il faut faire une gestion coopérative des resources naturelles

- il faut adresser le problème ou la réalité suivante: tout est lié! La faim, la pauvreté, les maladies infectieuses dont le VIH/sida et les problèmes environnementaux et sociaux sont intimement liés à la sécurité alimentaire.

Par exemple, en Afrique subsaharienne, une personne infectée par le sida est physiquement plus faible donc travaille moins aux récoltes. Les récoltes deviennent plus maigres donc, problème à nourrir la famille. Souvent ce sont les femmes et les enfants qui seront les premières victimes de la faim. La mère ne peut plus nourrir son enfant et va malheureusement aller vers la sexualité, la prostitution dans la grande ville pour subvenir à ses besoins. Elle est à fort risque de contracter elle-même le sida et de la transmettre à ses enfants. Un enfant atteint du sida ne peut participer au développement de sa communauté, il ne peut aller à l'école, d'où les problèmes d'éducation. Sans éducation, comment réussir à s'élever au-delà du cercle vicieux de la pauvreté? Plus la famille est pauvre, plus la faim est présente, plus les risques augmentent... et ça recommence. Sans compter le mouvement de population causé par la faim. Ces déplacements mettent en péril l'environnement et les ressources naturelles non protégées ou mal gérées.

La sécurité alimentaire est la base de tout. L'accès à une nourriture de qualité en quantité suffisante apporte une meilleure alimentation = moins d'absentéisme aux récoltes pour cause de malnutrition, meilleur alimentation pour les malades, meilleure éducation, meilleur rendement communautaire, développement économique, gestion efficace des ressources, ...

Si les gouvernements s'y mettent, il est possible de renverser la vapeur et de mettre en place des politiques internationales efficaces:

  • développement de l'agriculture en zone rurale, en collaboration avec les fermiers
  • développement de l'agriculture en zone urbaine, particulièrement dans les bidonvilles (jardins communautaires, sur les toits, ...)
  • gestion coopérative des ressources naturelles
  • apport des femmes en micro crédit agricole
  • accès aux TIC pour les populations éloignées afin que celles-ci puissent connaître les cours du marché et ainsi, avoir un meilleur prix pour leur récolte, en accord avec le marché dans les grandes villes

2015 est trop près pour espérer atteindre l'objectif de réduire de moitié la faim dans le monde. Mais en travaillant ensemble sur la sécurité alimentaire, nous pourrions atteindre plus d'un objectif du Millénaire en quelques années de plus: réduire la faim, le sida et la pauvreté dans le monde!

C'est un pensez-y bien...

C'est un point pour lequel nous sommes particulièrement sensibles et nous allons en discuter très sérieusement avec les autres délégations si nous avons la chance de nous rendre au J8. Les jeunes sont innovateurs, créateurs. Ils ont cette capacité de toucher au coeur du problème de façon simple, directe et efficace.

C'est un point qui nous touche d'autant plus que nous sommes dans un milieu agricole, qu'un membre de notre équipe vit sur une ferme et qu'il voit à chaque jour les désastres causés par les grands cultivateurs autour de lui...

Un grand dossier à suivre pour nous.

lundi 4 mai 2009

Un congrès jeunesse sur les enjeux

Un congrès par et pour les jeunes, portant sur les grands enjeux, avec des conférences et des ateliers animés par des experts, bons vulgarisateurs et passionnés par leur sujet. Qu'en dites-vous? C'est ce que nous aimerions organiser l'automne prochain et ce, pour les jeunes de 13 à 17 ans. À notre avis, il manque une plate-forme de ce genre pour la jeunesse, pour nous permettre d'en apprendre plus, d'écouter des experts, de nous rencontrer dans un contexte de réflexion mais aussi d'échange, de nous mobiliser concrètement. En effet, quel levier, quel mouvement ce congrès pourrait créer! Les thèmes de ce congrès seraient, par exemple:
  • l'environnement;
  • les maladies infectieuses;
  • les enfants soldats;
  • l'éducation des jeunes filles;
  • le développement de l'Afrique;
  • l'eau;
  • la sécurité alimentaire;
  • les crises mondiales (actualités au moment du congrès)
  • et autres...

Nous aimerions y inviter des gens qui font une différence et qui peuvent convaincre les jeunes d'agir. Qui? Un représentant de One Drop, un autre de Free the Children, Mme Dallaire (femme du Général Dallaire - vous vous souvenez du Rwanda - et ambassadrice Unicef), un politicien, le Docteur Réjean Thomas, Bernard Voyer, Martin Larocque (motivateur extraordinaire pour les jeunes!), etc...

Sans compter les jeunes qui ont des expériences sur le terrain à ne pas négliger lors d'un tel événement!

Une idée à suivre...

Qu'en pensez-vous? Si on vous donnait l'occasion d'assister à un tel événement, seriez-vous présent? Quel est le thème que vous voudriez voir exploiter lors d'un congrès jeunesse?

Quand les jeunes font une différence

Oui, les jeunes font une différence dans le monde, un geste à la fois, une idée à la fois. Nous voulons aujourd'hui souligner le travail admirable d'une jeune femme de notre région, plus précisément de St-Paul-de-Joliette. Alexandra est âgée d'une vingtaine d'années seulement et cette jeune femme se trouve présentement au Myanmar (ancienne Birmanie). Elle a créé l'organisme Québec/Birmanie afin d'aider les communautés de cette région à survivre et à se protéger de la junte militaire. Les bénévoles de l'organisme se rendent sur place et travaillent à l'amélioration des infrastructures des villages, de l'éducation des enfants, des soins médicaux et de l'agriculture. Ces communautés sont assez éloignées, donc les principales ONG qui travaillent sur le terrain ne peuvent pas toujours les rejoindre. Le groupe de cette jeune femme a décidé de s'en occuper! Le fait d'être sur place avec les habitants leur assure une protection de base contre les militaires qui sinon, se rendent dans ces villages, volent, tuent, violent les femmes et kidnappent les enfants pour en faire des soldats. Une présence étrangère dans les villages freinent les militaires dans leurs "visites"... Bref, si vous voulez en savoir plus et même participer au travail de Québec/Birmanie, rendez-vous sur leur site Internet à www.quebecbirmanie.com Aussi, nous avons participé à la Marche de la mémoire, version scolaire, pour la Société de l'Alzheimer. Une centaine de jeunes de notre école étaient présents, de même que notre député Mme Véronique Hivon ainsi que le président d'honneur, Dr Jean-Pierre Boucher. Merci aux participants! On se voit à la grande Marche du 31 mai!

jeudi 30 avril 2009

Nos solutions

Plusieurs personnes nous ont demandé de leur présenter nos solutions concernant les enjeux à l'ordre du jour du J8. Commençons avec notre proposition concernant la problématique de l'eau:
  • Il faut 3 à 4 litres d’eau pour produire 1 litre d’eau embouteillée. En Australie, où se vit la plus grande sécheresse depuis les 20 dernières années, à Melbourne seulement, l’équivalent en eau de 25 piscines olympiques est utilisé pour les toilettes et ce, chaque jour! Deux raisons parmi tant d’autres pourquoi l’eau, une ressource naturelle abondante et gratuite, est devenue un enjeu politique et économique mondial. Le risque de manquer d’eau potable est un concept très vague pour les pays industrialisés. Ce sont eux qui doivent être sensibilisés et contrôlés, étant en grande partie la cause du problème. D’où la première solution : Un contrôle gouvernemental pour la gestion de l’eau en pays industrialisés : gestion par bassin versant; gérer l’eau dans une perspective de développement durable; implanter une déclaration obligatoire des prélèvements de l’eau par les gros utilisateurs. Ce dernier point obligerait tous les préleveurs (municipalités, industries, …) à soumettre une déclaration de prélèvement avec toutes les informations relatives à la gestion de l’eau : sites de prélèvements, eau de surface ou souterraine, volumes d’eau prélevés, ….

Notre proposition pour aider à freiner le VIH sida:

  • Il est essentiel de continuer à verser des fonds substantiels pour contrer la propagation du VIH et du sida et soutenir l’accès aux services de santé, particulièrement dans les pays en voie de développement. Cet argent doit servir à former des intervenants sur place et à approvisionner la population en médicaments. L’accès aux médicaments, particulièrement la trithérapie qui a fait ses preuves, est primordial dans la lutte contre le VIH. Comme le souligne Bernard Drainville, député à l’Assemblée Nationale et opposition officielle en matière de santé, « … la population est trop pauvre et elle ne peut donc pas payer le traitement. Nous devons les aider à avoir accès à cette médication. » Déjà, la Fondation Bill Gates a investit plusieurs milliards pour favoriser l’accès aux médicaments aux populations des pays en voie de développement. Les gouvernements doivent suivre cet exemple et faciliter le processus en achetant les brevets des fabricants afin de baisser les coûts de production et par le fait même, d’éviter l’envoi de médicaments génériques, peut-être moins coûteux, mais peut-être moins efficaces et aussi, en offrant des incitatifs financiers aux compagnies qui distribuent ces médicaments. La lutte contre le VIH et le sida doit se faire aussi par l’éducation populaire, surtout chez les jeunes et les mères, les catégories de gens les plus à risques de par leur conditions sociales et économiques précaires. Informer la population des risques de transmission et de la nécessité du port du condom est important, surtout que dans certains cas, l’individu sait qu’il est porteur mais a quand même des relations non protégées. Éducation, prévention, dépistage et soins de base sont les fondements de la lutte contre ce fléau mondial.

Qu'en pensez-vous?

Bien entendu, on pourrait développer sur ces propositions, les critiquer, les travailler, les affiner mais en bout de ligne, l'important est d'y réfléchir.

Nous reviendrons plus tard sur les autres enjeux.

à bientôt!

Au fait, c'est la semaine prochaine (semaine du 4 mai) que sera dévoilé le nom de l'équipe gagnante qui représentera le Canada au Sommet du J8. Bonne chance à toutes les équipes!

Changement possible du lieu du G8

Tel qu'annoncé sur le site italien officiel du G8, il est possible que le G8 déménage. En effet, afin d'encourager la reconstruction et redonner un second souffle à la région de l'Abruzzo, le gouvernement italien songe sérieusement à déplacer le G8 de La Maddalena, en Sardaigne, vers la région des Abruzzes. Comme on le sait, cette région a été durement touchée par un tremblement de terre en début d'avril. Déjà, on regarde si certaines infrastructures existantes peuvent accueillir les délégations étrangères. Malgré ce changement, le gouvernement italien n'abandonne pas les constructions en cours en Sardaigne car celles-ci auront aussi un impact important sur l'économie de la région. Pour toutes informations relatives au G8 en Italie, consultez le site officiel "La Maddalena G8 Summit". Vous y trouverez des informations intéressantes sur le Sommet, le lieu, mais aussi des comptes-rendus des représentants italiens sur les enjeux à l'ordre du jour et autres liens pertinents. Nous croyons que cette décision est tout à fait légitime et à propos. En effet, le gouvernement italien a l'opportunité de relancer la région des Abruzzes avec le G8. C'est un énorme coup de pouce pour les habitants de l'endroit et un encouragement à ne pas se laisser abattre par la catastrophe naturelle dont ils ont malheureusement été les victimes. Un dossier à suivre...

Sensibiliser et informer

On nous posait la question cette semaine: pourquoi embarquer dans l'aventure du J8? pourquoi parler des enjeux? en quoi ça vous intéresse? La réponse est simple: parce qu'on se sent concerné. C'est vrai, nous sommes jeunes, en santé, privilégiés, instruits, chanceux d'avoir accès à tout ou presque, nous avons des amis, des familles qui s'occupent de nous et de notre bien-être, nous sommes choyés. Pourtant, nous espérons avoir assez d'humilité, de respect, d'empathie et d'honnêteté intellectuelle pour voir et comprendre ce qui se passe aileurs. Et cet ailleurs n'est pas toujours très loin. Il peut être ici, dans la rue, dans notre province, notre pays aussi bien que un autre pays lointain et défavorisé. Nous n'avons pas la prétention d'être mieux que les autres, mieux informés ou plus intelligents; nous avons seulement le goût de changer les choses, ou à tout le moins, de participer d'une façon ou d'une autre aux changements. Pas question d'être alarmistes ou dramatiques. La planète ne va pas arrêter de tourner demain matin! Par contre, si on est le moindrement attentif ou curieux, on voit bien que les problèmes se sont amplifiés au cours des dernières années et que ça ne va pas en s'améliorant! C'est tout de même de notre avenir dont on parle ici! D'où l'envie de s'embarquer dans le J8, de s'intéresser aux enjeux plus sérieusement, et surtout, d'en parler plus souvent avec sérieux mais aussi avec humour ou avec des exemples plus concrets dont nous avons été témoins ou par des questions que l'on vous pose. Pourquoi? Pour vous informer bien sûr - quoique les scientifiques et autres experts du monde le feraient bien mieux que nous - mais principalement pour vous sensibiliser. Nous vous proposons un petit jeu: pendant 5 jours seulement, prenez le temps de lire au moins 1 journal par jour, d'écouter un bulletin de nouvelles par jour et de feuilleter un magazine de sciences ou d'actualités pendant la semaine. Vous serez surpris! Pas parce que tout va mal, mais parce qu'il y a beaucoup à faire et beaucoup à apprendre! Il ne faut pas avoir peur de parler de sujets parfois complexes, comme les changements climatiques, le VIH ou autres car ces thèmes font partie de notre quotidien en tant que citoyen du monde. Ils nous touchent tous d'une façon ou d'une autre. Et ce n'est pas être "intello" ou "nerd" de s'intéresser à ces enjeux, c'est être curieux, engagés et sensibles à l'avenir de notre génération et de notre planète. Voilà pourquoi on s'est embarqué dans l'aventure du J8, voilà pourquoi on s'intéresse aux enjeux et pourquoi on en parle. Parce que c'est important. Question du jour: Suivez-vous l'actualité? Vous sentez-vous concernés par les grands enjeux politiques, environnementaux, économiques et autres?

mercredi 29 avril 2009

capsule d'infos ce soir

Tel que promis: Une capsule d'infos sera diffusée ce soir, mercredi 29 avril, au 95,1 FM à l'émission Ados-Radio. Restez à l'écoute! Nous voulons aussi remercier Monsieur Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, de nous soutenir sur son blogue officiel. Il a fait un article sur nous et a mis le lien de notre blogue. C'est très apprécié, merci Monsieur Drainville!

mardi 28 avril 2009

entrevue à la radio de Radio-Canada!

Une bonne nouvelle! Aujourd'hui, un membre de l'équipe sera en entrevue pour l'émission Ados-Radio de la première chaîne de Radio-Canada! Une belle visibilité pour le Sommet du J8 et surtout, une belle façon d'informer et de sensibiliser les jeunes canadiens aux enjeux mondiaux! Imaginez, des jeunes de 12 à 17 ans écoutent cette émission, des Maritimes à la Colombie-Britannique! Nous vous informerons de la date et de l'heure de diffusion, à ne pas manquer! Merci Ados-Radio! Merci Marie-Michèle et Philippe!

L'autre fléau dont on ne parle plus...

On parle beaucoup de la grippe porcine mais un autre fléau existe, il est bien là et il ne s'éloignera pas de sitôt si on ne fait rien pour l'éradiquer. le VIH et sida... On n'y échappe pas, au contraire! Saviez-vous qu'en l'espace de 2 ans seulement (2001 à 2003), il y a eu une hausse de 50 000 cas aux États-Unis seulement? Pour la même période, 40 000 cas de plus en Europe de l'Ouest! Il est donc faux de croire que la sida touche seulement les africains... Actuellement, la problématqiue du VIH sida touche une population totalement démunie: les jeunes. On les appelle "la face cachée du sida" et pour cause! En plus d'être infectés par la maladie, ils en sont aussi affectés. Comment? Voici des exemples: - les bébés viennent au monde déjà infectés, à cause d'une transmission par la mère; - de plus en plus d'adolescents contractent la maladie, ce qui met en péril leur avenir; - de plus en plus de jeunes dans le besoin, dans un état de pauvreté tenace, infectés et vulnérables car les parents sont décédés de la maladie; - traumatismes émotionnels profonds chez les jeunes car tout le monde autour d'eux meurent: parents, oncles, tantes, tuteurs, enseignants, ... ils sont seuls. Les plus touchés par le VIH sida sont les jeunes de 15 ans et moins, notre génération! Des jeunes de notre âge! 1 décès sur 7 est chez les moins de 15 ans; 1 infection sur 6 se déclare chez les moins de 15 ans; 1 décès chez les moins de 15 ans à toutes les 2 minutes!! 1200 enfants par jour de moins de de 15 ans contractent le VIH par transmisson de la mère... Les chiffres sont alarmants. Quoi faire pour améliorer la situation, pour contenir la maladie, pour la freiner? Il n'y a pas 36 solutions selon nous. Les meilleures façons d'agir sont: - la prévention, particulièrement chez les mères et les jeunes, les populations les plus à risques de par leur statut économique et social précaire; - le traitement, en encourageant les gouvernements à fournir la médication nécessaire (trithérapie, antirétroviraux), particulièrement chez la population en bas âge; - l'information, l'éducation populaire est très importante aussi car heureusement, les jeunes de notre génération sont plus ouverts à ce type de discours. Imaginez le nombre d'orphelins au moment où on se parle... (toutes les informations viennent du site de UNICEF Canada. Consultez-le, c'est une mine d'informations très pertinentes qui permettent souvent de remettre les choses en perspective.) www.unicef.ca/portal/SmartDefault.aspx?at=1502 Question du jour: selon vous, que devrait-on faire pour freiner le VIH sida, particulièrement dans les pays africains, là où la maladie sévit le plus au monde? écrivez-nous!

lundi 27 avril 2009

Si vous aviez la chance de...

Si vous aviez la chance de poser une question à Stephan Harper, Barak Obama et aux autres dirigeants de ce monde, votre question serait...? Vous avez droit à une seule question, sur le sujet de votre choix. Faites-nous part de ces questions qui vous trottent dans la tête. Si vous aviez la chance de soutenir une cause au niveau international parmi les suivantes, laquelle choisiriez-vous? - environnement et changements climatiques? - VIH et sida? - l'eau? - autre? Vous avez droit à une seule cause, laquelle? Faites-nous part de votre choix et dites-nous pourquoi!

Un autre fléau?

Encore une fois, une nouvelle maladie sème l'émoi dans le monde: la grippe porcine. Nous avons eu droit au SRAS, à la grippe aviaire et maintenant, la grippe porcine. Un virus animal qui se propage chez l'homme, issu d'un mélange entre grippe aviaire, porcine et humaine, selon des experts. Un autre phénomène étrange de la nature. Doit-on paniquer face à l'arrivée de cette grippe porcine au Canada? Déjà, des cas sont connus dans les Maritimes, en Colombie-Britannique et depuis ce matin, 2 au Québec. Particulièrement des jeunes, qui sont censés avoir un système immunitaire plus fort que les adultes d'un certain âge ou les bébés. Donc, ce virus semble être assez virulent et, malheureusement, pas de vaccin connu... (dernière nouvelle: un cas déclaré en Europe depuis ce midi) Nous avons bien aimé les commentaires de certains journalistes entendus aujourd'hui à la radio, disant entre autres qu'ils ne faut pas paniquer car, comme dans plusieurs faits d'actualités, quelques journaliste ou chaînes spécialisées en information continue, en mettent peut-être plus que le client en demande. Ils doivent livrer l'information, certes, mais comme cette information est diffusée à toutes les 20 ou 30 minutes, parfois moins, on a l'impression que la nouvelle est grave, alarmante. Un médecin disait que pour l'instant, il faut agir comme dans n'importe quelle situation de grippe normale, soit hygiène préventive de base: se laver les mains très souvent, un peu plus que d'habitude, surtout après s'être mouché, avoir touché des personnes ayant la grippe normale, après être allé à la salle de bain, etc... Faire de la prévention! Lors de l'apparition de la grippe aviaire, il y a eu une réglementation sur le confinement des oiseaux domestiques et des volailles: aucun volatile en liberté. Si on voulait mettre nos poules dehors par exemple, on devait obligatoirement les confiner dans un espace clos, grillagé sur les côtés 2 fois plutôt qu'une et avoir un toit sur l'enclos afin que les poules ne soient pas contaminées par des oiseaux sauvages. Cette règle vient tout juste d'être levée, après près de 3-4 ans de mise en application. Ici au Québec, les élevages porcins sont nombreux. Déjà, les animaux sont confinés dans les bâtiments car l'élevage en est un de type "batterie". On peut donc penser que la règle à venir pour protéger la population de la grippe porcine sera moins sévère que pour la grippe aviaire. Au fait, saviez-vous que les masques portés lors de ces infections (comme on le voit à la télé) ne sont à peu près pas efficaces? il faut un masque spécial avec filtre pour vraiment stopper les risques d'infection, donc ces masques donnent un faux sentiment de protection. Sans compter que cette protection, utilisant un masque adéquat, ne dure qu'un maximum de 6 heures paraît-il. Vraiment, la grippe porcine est une préoccupation certes et le gouvernement, l'OMS et autres instances mondiales doivent y voir afin de prévenir une épidemie, voire une pandémie mondiale. Par contre, on ne peut pas qualifier le problème de fléau, du moins pas encore. La question du jour: avez-vous peur de la grippe porcine? faites-nous part de vos commentaires sur ce sujet ou tout autre sujet d'intérêt!

samedi 18 avril 2009

Les États-Unis reconnaissent les gaz à effet de serre comme des polluants

Hier, vendredi 17 avril 2009, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a déclaré les gaz à effet de serre dangereux pour la santé publique. Cette décision attendue permettra une réglementation de ces émissions polluantes. Certains gaz comme le métane, l’oxyde nitreux, l’hydrofluorocarbone, l’hydrocarbure fluoré et l'hexafluorure de soufre, mais surtout le dioxyde de carbone (CO2) seront sous le coup de la loi antipollution, dite "Clean Air Act". La directrice de l’EPA, Lisa Jackson, a déclaré : "Ces gaz représentent un grave problème aujourd'hui et pour les générations futures". L'Agence américaine de protection de l’environnement a aussi affirmé que les fortes concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère "étaient sans ambiguïté le résultat des activités humaines, et que celles-ci étaient très probablement la cause de la hausse constatée des températures moyennes et d'autres changements climatiques." Pour plusieurs, cette décision représente une grande victoire! David, Doniger du Conseil de la défense des ressources naturelles a affirmé : "Finalement, l'EPA a officiellement reconnu que la pollution au carbone conduisait à des vagues de chaleur meurtrières, qu'elle provoquait des ouragans, entraînait des pics de smog et présentait des menaces pour la santé humaine". Pour sa part, Joe Mendelson, de la National Wildlife Federation a déclaré que cette annonce est "historique et bouleverse la politique sur le climat, qui aura des répercussions aux États-Unis et dans le monde". Chacun a son opinion sur le sujet, mais personne ne peut être en désaccord avec la prise de position qui a eu lieu hier après-midi. Tout indique qu’elle était attendue depuis longtemps. Ed Markey, le représentant du Massachusetts (est), président de la sous-commission Sécurité énergétique et Climat est le co-auteur du nouveau projet de loi sur le climat qui va en faveur des objectifs du Président Obama de ramener les émissions américaines de C02 à 14% sous leur niveau de 2005 d'ici 2020 et 83% d'ici 2050. Reste à voir, si avec cette nouvelle politique, nous arriverons aux objectifs. Cette nouvelle ne nous touche pas directement, mais certainement très fortement. Comme a dit Neil Armstrong le 21 juillet 1969 :« That's one small step for man, one giant leap for mankind. » (« C'est un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour l'humanité. »)

vendredi 17 avril 2009

Travail d'équipe!

En effet, le travail d'équipe est très important! Alors voici quelques moments que nous avons vécu au cours des dernières semaines... Beaucoup de plaisir, de discussions, d'encouragement et d'informations à retenir!
Les deux premières ont été prises lors de l'émission ADO Radio à Radio Canada; toute une expérience! Une capsule d'information sur le J8 est à suivre bientôt en ondes! WOW!

jeudi 16 avril 2009

Quelques photos d'enfants...

Voici quelques photos d'enfants du monde que notre équipe et des connaissances ont prises lors de nombreux voyages. Ces photos faisaient partie d'un diaporama présenté lors de la vente de cartes de souhaits dont les profits iront à UNICEF pour l'achat de filets contre la malaria.
Merci à Josée Lambert-Chan, Julie Hubert, Marie-Ève Courchesne, Martine Paré et Isabelle Robichaud pour les photos

mercredi 15 avril 2009

Article sur l'eau

Un enjeu mondial qui désormais touche la planète entière est l’eau. Malheureusement, elle n’est plus qu’une ressource essentielle à la vie, mais également un enjeu politique et économique majeur. En effet, nous gaspillons notre or bleu de façon irresponsable. La production d’un litre d’eau embouteillée nécessite de 3 à 4 litres d’eau. Un autre exemple, qui nous concerne de plus près, est l’arrosage des pelouses et le lavage d’entrées et de cours en asphalte. Les personnes, qui accomplissent ces actions, utilisent notre eau potable. Nous pourrions au minimum prendre de l’eau de pluie récoltée dans des contenants. En tant que pays industrialisé, nous sommes les premiers à surconsommer cette ressource, mais les derniers à l’économiser. C’est pourquoi il nous faut sensibiliser la population et inciter nos gouvernements à prendre davantage de mesures pour protéger notre eau. Même si au Québec, nous percevons l’eau comme une ressource abondante et inépuisable, ce ne sera bientôt plus le cas. Le risque de manque d’eau est un concept dérisoire pour les pays développés, d’où l’importance de conscientiser aux gens ce qui se passe. Des solutions proposées, le contrôle gouvernemental sur la gestion de l’eau, serait à retenir. D’obliger les utilisateurs importants à faire des prélèvements de l’eau. Municipalités, industries et autres devraient alors soumettre une déclaration de prélèvement avec toute l’info relative. (sites de prélèvements, eau de surface ou souterraine ainsi que le volume d’eau consommé). Ailleurs dans le monde, des mesures sont déjà appliquées. En France, l’eau de pluie récoltée sert au lavage de gazon et de voiture. Au Rwanda, les gouttières installées après les toits des écoles se dirigent vers une citerne commune. Les élèves peuvent partir de l’école avec de l’eau pour la famille au lieu de marcher des kilomètres durant. En fait, nous sommes en moyen de développer des solutions durables et d’imposer des lois pour la sauvegarde de notre eau. Il s’agit simplement de d’impliquer. De petites actions chez-soi ou des grandes campagnes sur l’environnement comme les moyens de pressions auprès de notre gouvernement, tout est bon! Comme le dit le proverbe, « la plus petite action vaut mieux que la plus grande des intentions. » Une petite fille de l'école JMM en train de se laver les mains au réservoir d'eau. Crédit photo: Maryse Drainville Deux travailleuses de l'école de Jeunes Musiciens du Monde transportant des bassines d'eau pour la construction des maisons en boue. Crédit photo: Jean-Claude Brault Crédit photo: Jean-Claude Brault

Entrevue avec Bernard Drainville

Dans le cadre du concours du J8, nous devons écrire un article sur la propagation du VIH/Sida. Afin d'avoir l'opinion d'un professionel, j'ai interviewé, au nom de l'équipe, Bernard Drainville, député de l'Assemblée Natoinale et opposition officielle en matière de santé au Québec. Voilà une partie de l'entrevue téléphonique que j'ai eu avec monsieur le député. « Léa : Selon vous, quelles seraient 2 solutions pour éviter la propagation du VIH/Sida dans les pays à faible revenu? Bernard Drainville: Il y a 3 solutions possibles. 1- L’éducation. C’est-à-dire, il faut que la population soit informée des risques de transmission de maladie. Exemple : le risque d’une relation sexuelle non protégée. Je suis d’ailleurs en profond désaccord avec la prise de position du Pape Benoît XVI qui soutient que le port du condom par l’homme durant une relation sexuelle pourrait aggraver le problème. Cela engendre des conséquences assez choquantes. Dans certains cas, l’individu est au courant qu’il est porteur mais aura quand même des relations sexuelles non protégées. Il faut donc les informer des risques, pour éviter la propagation. 2- La prévention. En distribuant des condoms gratuits, le risque diminuerait considérablement. 3- Un accès aux médicaments. La Fondation Bill Gates investit plusieurs milliards pour favoriser l’accès aux médicaments pour les populations des pays en voie de développement. Plusieurs traitements ont été découverts au cours des dernières années. Exemple : la trithérapie, constituée de 3 médicaments, traitent la maladie et fait en sorte qu’on n’en meurt pas. En conséquence, le nombre de décès baisse. Le problème c’est que la population est trop pauvre et elle ne peut donc pas payer le traitement. Nous devons donc les aider à avoir accès à cette médication. » Son opinion est la même que la nôtre. Il est primordial d'enseigner, de prévenir et s'il y a lieu, après, de guérir. Comme dit le proverbe latin, mieux vaut prévenir que guérir. Bernard Drainville Député à l’Assemblée Nationale Critique en matière de santé

mardi 7 avril 2009

...rîment avec Pondichéry

«Il était une fois, 20 jeunes qui, après 20 heures d'autobus arrivèrent vers 3h du matin à l'hôtel Golden Shower, pour se rendre compte que ce n'était pas le bon. Ils y restèrent quand même pour la nuit et repartirent le lendemain matin pour procéder au changement.» Le premier matin de nos 5 derniers jour en Inde partait du bon pied! Il est 12h quand mes colocataires et mes moi nous faisons réveiller par une des accompagnatrices qui nous dit que dans 15 minutes, nous devons être dans le hall prêtes à partir avec nos valises. O.k. branle-bas de combas pour se lever, pour se préparer et pour descendre. Bien sûr, Claudie oublie quelques petits trucs par-ci, par-là mais bon, nous passons derrière elle! 5 minutes d'auto et nous sommes au bord de la mer dans un tout nouvel hôtel. Certains ont une vue sur la mer et d'autres ont la chance d'avoir un balcon. Nos journées seront plutôt diversifiées. Nous irons à Auroville visiter l'oeuvre d'Aurobindo et de Mother, nous irons marcher au bord de l'eau, nous irons magasiner sur la rue Jamaral Neru dans un bazard (différent de celui à Delhi) et la dernière journée, nous irons nous asseoir dans un parc pour faire un retour sur notre merveilleux voyage. Les gens nous regardent, les garçons nous fixent surtout, nous les filles. Il faut dire que nous étions plutôt attirantes. Pas que nous sommes jolies... quoi que... ! Nous sommes plutôt attirantes parce que nos chevilles sont découvertes. Je ne me souviens plus si je l'ai mentionné, mais il faut vous dire qu'en Inde les chevilles et les épaules sont très «érotiques». On pourrait se promener les seins à l'air que ça ne dérangerait pas (et ce n'est pas une façon de parler)! Voilà comment s'est terminé notre merveilleuse aventure! Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je vous laisse découvrir l'Inde et ses milles facettes par vous même. ** Désolé, les photos viendront plus tard!

dimanche 5 avril 2009

Jeunes Musiciens du Monde

«Il était une fois, 20 jeunes qui étaient en Inde à 7h du matin dans le chiken bus. En sortant de l'autobus, ils mirent les pieds dans un merveilleux petit village appelé Kalakeri. Ils virent des sourire tout le long de leur marche qui les menaient dans la montagne.»
À chaque matin pendant 8 jours, nous avons pris l'autobus public pendant 1h pour se rendre dans un petit village nommé Kalakeri. Puis, nous devions marcher pendant 15 minutes pour arriver dans une magnifique petite école appelée Jeunes Musiciens du Monde. Elle a été fondée par 2 Québécois de Québec il y a quelques années de cela. On y enseigne la musique traditionnelle indienne à des jeunes enfants de milieux populaires.
Nous arrivions à envrion 11h le matin et nous repartions vers 6h (toujours dans le traditionnel chiken bus). Nous logions dans une ville d'environ 5000 habitants appelée Dharwad (qu'on ne retrouve pas sur les cartes) dans une région qu'on appel le Karnataka (l'équivalent d'une province). Quand nous arrivions au village de Kalakeri, nous étions toujours acceuillis avec des sourires. Les enfants et les femmes attendaient notre arrivée sur le seuil de leur maison. Notre acceuil à Jeunes Musiciens du Monde était semblable! À peine rendu en haut de la côte, une vague d'enfants venaient nous prendre la main (en fait, c'était plus tôt LES mains) et nous amenaient dans le yokshalaw (la grande pièce où l'on fait tout: on y mange, on y fait des spectacles, on y annonce les punitions à la fin de la journée, on y joue au hockey (eh oui, même en Inde ils jouent au hockey), etc.) Nous avions alors une petite pause avec les enfants avant leurs deuxième cours. Par la suite, nous allions travailler. Plusieurs choix s'offraient alors à nous. Nous étions divisé en petits groupes d'envrion 3 ou 4 (dépendant du travail à effectuer). Nous pouvions:
1- Aller travailler à la maison de Blaise (un des fondateur) qui devait être rénovée. Ce qui consistait en: refaire les mûrs avec de la «cowshit» (comme dirait Géraldine). La cowshit c'est un mélange de bouse de vache et d'eau. Un peu plus tard, nous devions peindre la maison avec de la chaux, demandez à Ludo, il vous en parlera...
2- Aller travailler sur un nouveau bâtiment, qui, dans le futur, servira de classe de flûte. Ce qui consistait en: faire les mûrs avec de la boue. J'imagine que vous savez ce qu'est de la boue, alors je ne crois pas justifier de mentionner ce que cela signifie. Et un peu plus tard, redonner une couche de cowshit.
3- Aller désherber la clôture qui borde le terrain de l'école. Ce qui consistait en: enlever les feuilles mortes, les branches ou tout autre déchets pouvant obstruer...les cactus. Essayer de vous mettre à quatre pattes dans l'herbe et d'essayer d'enlever les mauvaises herbes entre les cactus, vous me redonnerez des nouvelles sur l'état de vos bras la tâche accomplie.
4- Aller travailler à la cuisine. Ce qui consistait en: aller voir swamidji (le chef cuisinier) et lui demander ce qu'il y avait à faire. Principalement, on triait du riz (oui, ça se fait), on coupait des oignons ou d'autres légumes quelconques.
Après un peu de travail, nous allions manger avec les enfants dans le yokshalaw. Après le dîner, nous allions dans les classes pour présenter les oraux que nous avions préparés. Nous avions un présentation sur chaques saisons, une sur notre école, une sur nous et une sur les 4 saisons réunies pour les plus petits. Après ces petits oraux, nous reprenions le travail jusqu'à environ 3h45. Par la suite, c'était la fin des classes pour les enfants. Alors nous avions rendez-vous dans le yokshalaw pour la distribution des punitions. Puis les wardens, présentaient aux enfants les nombreuses possiblité qui se présentaient à eux. Dans toutes les périodes de jeux, nous avons joué 3 parties de hockey (Québec vs India): 2 parties pour les garçons et une pour les filles. Ce qu'il faut en retenir: les indiens sont TRÈS mauvais perdants... , nous avons fait du mindi avec les filles et nous avons joué une partie de cricket. Par exemple, nous avons eu 3 soirs un peu plus spécial. La première journée , les enfants nous ont fait un spectacle de musique, le mercredi soir, nous avons fait une kermesse pour les enfants (ils pouvaient alors gagner des prix) et finalement, le dernier soir, c'est nous qui avons fait un spectacle aux enfants et puis nous leur avons donné des cadeaux.
Voilà à quoi on ressemblé nos journées pendant une semaine et 1 jour. Des petits rayons de Soleil tous les matins et toute la journée durant. Mais il ne faut surtout pas croire que nous sautions de joie d'aller là-bas pour aller travailler dûr et suer à grosses goûtes alors que nous étions morts de fatigue et que nous aurions de loin préféré rester dans nos lits toute la journée. Le ¾ du temps, nous étions toujours en train de chialer, mais c'était rendu en haut de la montagne, qu'on se disait que ça valait la peine.
*Voilà le spectacle auquel nous avons eu droit à notre arrivée. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau
*Voilà un jeu de la kermesse. Il s'agissait de faire une pyramide et de rester ainsi pendant un certain temps. Crédit photo: Jean-Claude Brault
*Voilà du mindi. On me l'avait fait le premier soir que cette activité avait eu lieu. Je l'ai eu pendant environ 2 semaines. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau *Voilà Alexandre Dubois et Raphaël Morin qui travaillais très dûr au piochage un après-midi où il devait faire 45°C. Crédit photo: Jean-Claude Brault *Voilà quelques-uns d'entre nous (entre autre moi, 4e à partir de la gauche) qui travaillaient aux cactus. Crédit photo: Jean-Claude Brault

*Voilà quelques-uns d'entre nous (entre autre Ludo, 3e à partir de la gauche) qui travaillaient à la cowshit. Crédit photo: Jean-Claude Brault

vendredi 3 avril 2009

Bonheur et chaleur rîment avec...Goa

«Il était une fois, 20 jeunes qui étaient en Inde en plein après-midi dans un aéroport de Goa. En sortant de l’avion par un escalier extérieur, ils sentirent le Soleil sur leurs visages et la chaleur sur leur peau.» C’est vraiment ce qui est marquant quand on sort de l’avion : la chaleur de cette fin de mois de février. À notre arrivée il faisait environ 40°C. Au fil des jours, la température a augmenté pour atteindre 45°C au zénith. Goa est un endroit vraiment incroyable, mais surtout touristique. Par contre, on y retrouve très peu de mendiants. Car, malgré le fait que la région dépende du tourisme, quand on voyage vers la mer en voiture et qu’on regarde autour de nous on se rend compte qu’il y a des rizières partout. Les gens peuvent donc cultiver la terre et par le fait même subvenir à leurs besoins. Tout le long du chemin qui mène à notre hôtel au bord de la mer d’Oman, de grands cocotiers bordent la route. C’est d’ailleurs un évènement marquant qui se produit, quand en roulant, une noix de coco tombe sur le dessus de la voiture et créé une bosse dans la carrosserie. Notre épopée commençait ! Arrivée à l’hôtel, tout le monde se dirige vers la plage. On se croirait dans le sud ! Les vagues sont magnifiques, pas trop grosses et très salées, le soleil plombe au dessus de nos têtes, le sable est chaud et doré et l’ambiance est chaleureuse. Après un séjour difficile à New Delhi, voilà l’endroit propice où reprendre des forces et se reposer. Tout le monde est malade à cause de la pollution de la capitale. Ce qui nous frappe, c’est le fait que nous mouchons noir… eh oui, ce ne sont pas des bobards ! Après quelques jours, tout le monde est remis sur pied à part peut-être quelques-uns qui resteront malades encore 2-3 jours. Quand je dis que l’endroit est chaleureux je ne parle pas seulement de la région mais surtout des gens. Tout le monde souris et tout le monde danse ! À l’hôtel, nous avons rencontré un serveur très amical. L’extraordinaire Jay sera notre ami pendant notre séjour. Couvert par les autres serveurs du restaurant, il prendra des pauses pour venir jouer avec nous au soccer sur la plage et quand 2 élèves se perdront un soir, il partira à la course avec un des élèves pour les retrouver. *Voilà la douche extérieure qui servait à nous rincer. Elle était entourée d’arbres pleins d’oiseaux qui chantaient et de fleurs multicolores qui embaumaient. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau *Voilà la plage, un de ces soirs où le soleil avait décidé de nous montrer ses plus belles couleurs. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau *Voilà le soir ou Jay avait décidé de venir jouer au soccer avec nous sur la plage. C'était vraiment incroyable! Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau

lundi 30 mars 2009

Pollution et Klaxon rîment avec...Delhi

«Il était une fois, 20 jeunes qui étaient en Inde aux petites heures du matins dans un aéroport de Delhi. En sortant, ils entendirent soudain... des klaxons.» C'est la première chose qu'on entend quand on sort dehors et même quand on est en dedans. Ce qui est spécial, c'est que tous les klaxons sont différents. L'un fait pout, l'autre pouet, le second bip et encore ça ne se limite pas là. Je me demande si il y a moyen de le choisir?! La circulation est complètement folle là-bas: 1- Il n'y a pas vraiment de voie. En fait, il y a bien deux lignes jaunes au milieu de la rue, mais elles ne veulent pas dire grand chose puisque c'est très fréquent qu'on se retrouve dans l'autre voie. 2- J'ai inventé un proverbe qui dit:«En Inde, personne ne se dépasse, tout le monde se coupe!» Quand on regarde une autoroute, on se dit, mais qu'est-ce que c'est que ça? Réponse: N'IMPORTE QUOI! Une auto est dans l'autre voix, les motocyclettes et les vélos coupent par le côté des voies c'est complètement fou. En arrivant en Inde je voulais prendre des photos des panneaux de circulation. En arrivant là-bas, je me suis demandée pourquoi il n'y en avait aucun. Eh bien voilà pourquoi... *Voilà le traffic en Inde! Des rikshaw (les petits taxis verts et jaunes), des motos, des voitures, des gens, un peu partout, un peu n'importe où. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau *Voilà le seul panneau (ou à peu près) que nous avons vu... et encore, il porte à réflexion... Crédit photo: Roxanne Goulet-Levasseur Delhi est une ville extraordinaire! C'est merveilleux tout ce qu'on peut y découvrir cacher un peu partout. Le problème c'est encore de le trouver dans les denses foules des bazars, les bouchons de circulation, entre les mendiants des trottoirs, les chiens endormis dans la rue ou encore les déchets amassés près des égouts à ciel ouvert. Mais l'Inde ne serait pas l'Inde sans tout cela: * Voilà des chiens dans la rue. Sincèrement, c'est la première chose que l'on voit. Les vaches sont moins fréquentes, du moins où nous sommes allés. Crédit photo: Roxanne Goulet-Levasseur *En voilà quand même 2 qui étaient devant notre hôtel à Delhi. Quand même impressionnant quand on se réveil le matin et qu'en descendant pour aller déjeuner c'est ce qu'on voit. Crédit photo Roxanne Goulet-Levasseur *Voilà dans quoi nous marchions chaque jours. Mais il ne faut pas dépeindre un mauvaise image de l'Inde. Les Indiens contrairement à ce qu'on pourrait penser, sont très propres. Même si la majeur partie du temps c'est ce que l'on voit certains endroits comme les Temples sont très salubres. Crédit photo: Roxanne Goulet-Levasseur

Voyager!

Par ce froid et pluvieux soir d'automne, laissez moi vous emmener vers une contrée lointaine. C'est l'histoire de 20 jeunes (14 filles et 6 garçons) qui, par une belle journée ensoleillée, ont décidé de partir en Inde 3 semaines pour un voyage humanitaire et culturel. Laissez moi vous emmenez avec eux! *Dans les prochains jours, nous publierons 4 articles sur les différents endroits où ces jeunes (entre autre Ludovik et moi (Léa)) sont allés.

mardi 17 mars 2009

Prise de position du Pape Benoît XVI!

Nous sommes plutôt secoués par la prise de position du Pape à propos de la propagation du VIH sida en Afrique: Benoît XVI soutient que le port du condom ne règlera pas le problème du sida en Afrique; au contaire, cela va l'aggraver!?!? A-t-on bien compris? Il faut regarder la question d'un point de vue intellectuel, financier et sanitaire, pas religieux. Le problème du sida en Afrique n'a absolument rien à voir avec la religion. Nous voulons bien croire que le christiannisme, ou catholicisme, augmente en Afrique, d'où entre autres la raison du voyage du Pape au Cameroun et ailleurs, mais de là à prêcher la bonne nouvelle en faisant fi de la santé la plus élémentaire d'une population, soit sa survie et celle des femmes et des enfants en particulier- car ces 2 groupes sont souvent les plus touchés par la maladie - c'est pousser l'évangélisation des peuples un peu loin, non? C'est correct de croire, d'avoir la foi, de vivre selon des valeurs chrétiennes, mais c'est inhumain de laisser les gens sans ressources au nom de ... qui ou quoi? Attention! La position de Benoît XVI ne nous choque pas, elle nous attriste profondément. Ceci étant dit, nous ne voulons pas heurter les croyances de nos lecteurs, au contraire, nous voulons connaître votre opinion sur cette question très importante en ce 17 mars 2009: si la proposition du Pape Benoît XVI n'est pas la bonne solution, comment alors régler le problème du VIH sida en Afrique??? Éducation? Médicaments? Information et prévention? Formation de spécialistes sur place? Autres solutions? Amis et amies d'Italie, nous avons hâte de connaître votre opinion en particulier, sachant très bien que les réactions à Rome et ailleurs en Italie doivent être assez fortes. À vos claviers...

lundi 16 mars 2009

retour de l'Inde

Ils sont revenus! Deux membres de notre équipe, Ludovik et Léa, sont arrivés à Montréal ce week-end après un séjour de 3 semaines en Inde. Visite de Delhi, du Taj Mahal, Pondicherry et finalement, séjour à l'école des Jeunes Musiciens du Monde pour y faire de l'aide humanitaire. Au cours des prochains jours, ils partageront avec vous leurs impressions sur la santé, la polution qui sévit à Delhi, le système des castes, la pauvreté vs la somptuosité des temples, l'environnement, la surpopulation, les efforts de certains pour améliorer le quotidien des autres. Nos 2 copains ont vécu des moments assez intenses, parfois même à la limite de ce que peut être un choc culturel (recouvrir des murs non pas avec du plâtre, mais avec de la bouse de vache...!) Un séjour qui a certainement changé leur vie. à suivre! (Si possible, on vous montrera aussi des photos)

mercredi 11 mars 2009

Énergie durable, quoi faire?

Soyons sérieux. Les questions environnementales ne sont plus qu'une question de mode, mais bien un enjeu extrêmement grave et préoccupant. Tout le monde devrait se positionner sur la question des changements climatiques, de l'énergie durable et renouvelable et propre, sur la survie de notre planète, sur la polution, ... Nous avons un peu réfléchi à tout cela et voici notre opinion sur le sujet. Selon nous, il faut exploiter les richesses intelligemment tout en protégeant les écosystèmes, c'est l'évidence même. Pour ce faire, développer l'énergie éolienne - parallèlement avec l'hydro-électricité - afin de réduire la consommation des combustibles fossiles s'avère une solution durable et économique à long terme. Installée de façon à utiliser les pylônes du réseau hydro-électyrique existant détruit peu ou pas les écosystèmes. Il y a aussi la solution des carburants verts pour le transport afin de réduire la consommation de pétrole et l'émission des gaz à effet de serre. L'utilisation de la biomasse dans la production de combustible est toute indiquée: Il faut valoriser les déchets organiques, une ressource abondante (!) et bon marché qui permet en plus d'éviter une surutilisation des sites d'enfouissement et la contamination des sols. Actuellement la biomasse compte pour un peu plus de 11% de la production totale d'énergie mondiale et les émissions de GES à partir de carburants de biomasse est inférieure de près de 8% à celles émises par l'essence traditionnelle. C'est un bon point! Et quand on parle de biomasse, on ne veut pas dire utiliser les terres de culture pour produire plus de maïs ou betterave ou canne à sucre pour fournir les producteurs de combustibles de biomasse mais plutôt, d'utiliser nos déchets organisques, c'est-à-dire les déchets provenant des cultures déjà établies, déchets agricoles, forestiers ou autres. C'est certainement faisable, qu'en pensez-vous? Faites-nous connaître votre opinion sur la question! à bientôt!

mardi 10 mars 2009

Here we are again!

Oui, nous vous avions un peu - beaucoup - délaissés au cours des derniers mois. Pas d'excuse... Mais nous revoici en grande forme, toujours avec les mêmes préoccupations en tête: l'environnement, les maladies infectieuses, le développement des pays plus pauvres, la sécurité alimentaire pour tous, etc... (oui bon, on se questionne aussi sur des choses plus terre-à-terre, comme le renvoi de Guy Carbonneau, mais ces considérations sont très minimes face aux enjeux planétaires!) L'élection de Monsieur Obama nous a donné un second souffle, un nouvel espoir dans nos réflexions sur ces sujets. Sommes-nous vraiment dans une ère de grands changements? Pourra-t-il faire changer d'opinion les autres grands de ce monde? Le monde a besoin de quelqu'un, de quelque chose, d'un événement pour faire bouger les choses. Obama est-il l'élu? Nous attendons votre opinion sur Obama, son élection, ses actions depuis son entrée à la Maison Blanche, et sur tout autre sujet en lien avec nos thèmes de prédilection! On ne vous lâchera pas cette fois! à vos claviers! la gang de One earth, one voice