jeudi 7 mai 2009
Bravo à l'équipe canadienne gagnante!
Bravo à l'équipe des États-Unis!
$2 000 pour un dispensaire
- Un enseignant à notre école, originaire d'un village du Cameroun, la chefferie de Bamissingué, nous a parlé de son village natal, des problèmes liés au sida, de la pauvreté mais aussi de la fierté de son peuple. Le peuple camerounain est assez particulier en ce sens que, parmi les principales ethnies, leur descendance viendrait d'anciens monarques d'Égypte ayant quitté la vallée du Nil à la recherche de nouvelles terres. Les Bamissingués (mot qui veut dire "élastique"!) sont des gens fiers, qui aiment la vérité et qui n'hésitent pas à se défendre si nécessaire. Ils ont un certain sens des affaires aussi. Un beau peuple coloré et intéressant, fascinant. Nous aimerions beaucoup nous rendre au village de notre enseignant! Trève de tourisme, ce qu'il nous a appris nous a plutôt perturbés et vous comprendrez pourquoi en lisant ceci:
- le sida est très présent dans sa communauté, particulièrement chez les enfants;
- si son village était équipé d'un dispensaire pour les soins de base, il pourrait servir à la population des 10 villages voisins de Bamissingué;
- sa région est "oubliée" des organismes d'aide internationale;
- il faut seulement $2 000 pour construire un dispensaire dans son village! $2 000!!! Si on y pense, dans notre école nous sommes plus ou moins 800 personnes; si on demandait un petit 5$ par personne, nous pourrions construire le dispensaire et y installer les équipements de base nécessaire et même, fournir certains médicaments. $10 par personne et on peut assurer la gestion de l'endroit pour plusieurs mois. Nous avons été très surpris de constater que, selon les endroits bien entendu, il en coûtait si peu pour assurer des soins de santé de base en Afrique. La question se pose donc: "Pourquoi les gouvernements ne sont-ils pas capables de fournir le nécessaire pour des soins et une éducation de base de qualité à l'Afrique?" Oui, la question est naïve mais en même temps, elle est tout à fait légitime. Si nous, des jeunes de 14 à 16 ans, sommes capables d'organiser et de réaliser la construction d'un dispensaire dans un village africain, dispensaire qui va servir à 10 villages, qui va peut-être sauver la vie de plusieurs enfants, qui va aider les mères; si nous sommes capables de créer des contacts et même si nécessaire d'envoyer des gens sur place, pourquoi est-ce si difficile pour les gouvernements, les ONG, les gens riches et autres de faire la même chose? C'est un peu comme l'histoire d'Alexandra en Birmanie. Dans le fond, un des problèmes à l'aide en Afrique et ailleurs, c'est l'interventionnisme des gouvernements en place, ce sont les différents paliers à grimper avant de se rendre sur place. Le problème, c'est l'intermédiaire. Comme vous le voyez, notre petite équipe aime faire dans le concret! On peut comprendre les aléas politiques, économiques et autres, les relations internationales obligées, les contraintes sociales, mais nous sommes du genre à agir pour guérir. à bientôt!
mardi 5 mai 2009
Sécurité alimentaire, eau, VIH/sida, développement... tout est lié
- la sécurité alimentaire doit se retrouver au coeur des débats internationaux
- il faut créer des politiques internationales qui reconnaissent les liens entre l'agriculture et le développement, l'économie, l'environnement, l'éducation, l'emploi et la sécurité sociale
- il faut augmenter les investissements publics et privés dans le développement rural durable et la protection de l'environnement. Dans la même veine comprendre que, à cause de l'augmentation de la population mondiale, les gouvernements doivent se pencher sur les changements climatiques et la gestion durable de l'eau et autres ressources naturelles
Dans nos propositions au J8, nous parlions entre autres d'une gestion de l'eau par bassins versants, une forme d'énergie de la biomasse mais à partir des déchets, etc... En fait, nos propositions résument bien ce que les membres du G8 de l'Agriculture avançaient hier:
- il faut faire une gestion coopérative des resources naturelles
- il faut adresser le problème ou la réalité suivante: tout est lié! La faim, la pauvreté, les maladies infectieuses dont le VIH/sida et les problèmes environnementaux et sociaux sont intimement liés à la sécurité alimentaire.
Par exemple, en Afrique subsaharienne, une personne infectée par le sida est physiquement plus faible donc travaille moins aux récoltes. Les récoltes deviennent plus maigres donc, problème à nourrir la famille. Souvent ce sont les femmes et les enfants qui seront les premières victimes de la faim. La mère ne peut plus nourrir son enfant et va malheureusement aller vers la sexualité, la prostitution dans la grande ville pour subvenir à ses besoins. Elle est à fort risque de contracter elle-même le sida et de la transmettre à ses enfants. Un enfant atteint du sida ne peut participer au développement de sa communauté, il ne peut aller à l'école, d'où les problèmes d'éducation. Sans éducation, comment réussir à s'élever au-delà du cercle vicieux de la pauvreté? Plus la famille est pauvre, plus la faim est présente, plus les risques augmentent... et ça recommence. Sans compter le mouvement de population causé par la faim. Ces déplacements mettent en péril l'environnement et les ressources naturelles non protégées ou mal gérées.
La sécurité alimentaire est la base de tout. L'accès à une nourriture de qualité en quantité suffisante apporte une meilleure alimentation = moins d'absentéisme aux récoltes pour cause de malnutrition, meilleur alimentation pour les malades, meilleure éducation, meilleur rendement communautaire, développement économique, gestion efficace des ressources, ...
Si les gouvernements s'y mettent, il est possible de renverser la vapeur et de mettre en place des politiques internationales efficaces:
- développement de l'agriculture en zone rurale, en collaboration avec les fermiers
- développement de l'agriculture en zone urbaine, particulièrement dans les bidonvilles (jardins communautaires, sur les toits, ...)
- gestion coopérative des ressources naturelles
- apport des femmes en micro crédit agricole
- accès aux TIC pour les populations éloignées afin que celles-ci puissent connaître les cours du marché et ainsi, avoir un meilleur prix pour leur récolte, en accord avec le marché dans les grandes villes
2015 est trop près pour espérer atteindre l'objectif de réduire de moitié la faim dans le monde. Mais en travaillant ensemble sur la sécurité alimentaire, nous pourrions atteindre plus d'un objectif du Millénaire en quelques années de plus: réduire la faim, le sida et la pauvreté dans le monde!
C'est un pensez-y bien...
C'est un point pour lequel nous sommes particulièrement sensibles et nous allons en discuter très sérieusement avec les autres délégations si nous avons la chance de nous rendre au J8. Les jeunes sont innovateurs, créateurs. Ils ont cette capacité de toucher au coeur du problème de façon simple, directe et efficace.
C'est un point qui nous touche d'autant plus que nous sommes dans un milieu agricole, qu'un membre de notre équipe vit sur une ferme et qu'il voit à chaque jour les désastres causés par les grands cultivateurs autour de lui...
Un grand dossier à suivre pour nous.
lundi 4 mai 2009
Un congrès jeunesse sur les enjeux
- l'environnement;
- les maladies infectieuses;
- les enfants soldats;
- l'éducation des jeunes filles;
- le développement de l'Afrique;
- l'eau;
- la sécurité alimentaire;
- les crises mondiales (actualités au moment du congrès)
- et autres...
Nous aimerions y inviter des gens qui font une différence et qui peuvent convaincre les jeunes d'agir. Qui? Un représentant de One Drop, un autre de Free the Children, Mme Dallaire (femme du Général Dallaire - vous vous souvenez du Rwanda - et ambassadrice Unicef), un politicien, le Docteur Réjean Thomas, Bernard Voyer, Martin Larocque (motivateur extraordinaire pour les jeunes!), etc...
Sans compter les jeunes qui ont des expériences sur le terrain à ne pas négliger lors d'un tel événement!
Une idée à suivre...
Qu'en pensez-vous? Si on vous donnait l'occasion d'assister à un tel événement, seriez-vous présent? Quel est le thème que vous voudriez voir exploiter lors d'un congrès jeunesse?
Quand les jeunes font une différence
jeudi 30 avril 2009
Nos solutions
- Il faut 3 à 4 litres d’eau pour produire 1 litre d’eau embouteillée. En Australie, où se vit la plus grande sécheresse depuis les 20 dernières années, à Melbourne seulement, l’équivalent en eau de 25 piscines olympiques est utilisé pour les toilettes et ce, chaque jour! Deux raisons parmi tant d’autres pourquoi l’eau, une ressource naturelle abondante et gratuite, est devenue un enjeu politique et économique mondial. Le risque de manquer d’eau potable est un concept très vague pour les pays industrialisés. Ce sont eux qui doivent être sensibilisés et contrôlés, étant en grande partie la cause du problème. D’où la première solution : Un contrôle gouvernemental pour la gestion de l’eau en pays industrialisés : gestion par bassin versant; gérer l’eau dans une perspective de développement durable; implanter une déclaration obligatoire des prélèvements de l’eau par les gros utilisateurs. Ce dernier point obligerait tous les préleveurs (municipalités, industries, …) à soumettre une déclaration de prélèvement avec toutes les informations relatives à la gestion de l’eau : sites de prélèvements, eau de surface ou souterraine, volumes d’eau prélevés, ….
Notre proposition pour aider à freiner le VIH sida:
- Il est essentiel de continuer à verser des fonds substantiels pour contrer la propagation du VIH et du sida et soutenir l’accès aux services de santé, particulièrement dans les pays en voie de développement. Cet argent doit servir à former des intervenants sur place et à approvisionner la population en médicaments. L’accès aux médicaments, particulièrement la trithérapie qui a fait ses preuves, est primordial dans la lutte contre le VIH. Comme le souligne Bernard Drainville, député à l’Assemblée Nationale et opposition officielle en matière de santé, « … la population est trop pauvre et elle ne peut donc pas payer le traitement. Nous devons les aider à avoir accès à cette médication. » Déjà, la Fondation Bill Gates a investit plusieurs milliards pour favoriser l’accès aux médicaments aux populations des pays en voie de développement. Les gouvernements doivent suivre cet exemple et faciliter le processus en achetant les brevets des fabricants afin de baisser les coûts de production et par le fait même, d’éviter l’envoi de médicaments génériques, peut-être moins coûteux, mais peut-être moins efficaces et aussi, en offrant des incitatifs financiers aux compagnies qui distribuent ces médicaments. La lutte contre le VIH et le sida doit se faire aussi par l’éducation populaire, surtout chez les jeunes et les mères, les catégories de gens les plus à risques de par leur conditions sociales et économiques précaires. Informer la population des risques de transmission et de la nécessité du port du condom est important, surtout que dans certains cas, l’individu sait qu’il est porteur mais a quand même des relations non protégées. Éducation, prévention, dépistage et soins de base sont les fondements de la lutte contre ce fléau mondial.
Qu'en pensez-vous?
Bien entendu, on pourrait développer sur ces propositions, les critiquer, les travailler, les affiner mais en bout de ligne, l'important est d'y réfléchir.
Nous reviendrons plus tard sur les autres enjeux.
à bientôt!
Au fait, c'est la semaine prochaine (semaine du 4 mai) que sera dévoilé le nom de l'équipe gagnante qui représentera le Canada au Sommet du J8. Bonne chance à toutes les équipes!
Changement possible du lieu du G8
Sensibiliser et informer
mercredi 29 avril 2009
capsule d'infos ce soir
mardi 28 avril 2009
entrevue à la radio de Radio-Canada!
L'autre fléau dont on ne parle plus...
lundi 27 avril 2009
Si vous aviez la chance de...
Un autre fléau?
samedi 18 avril 2009
Les États-Unis reconnaissent les gaz à effet de serre comme des polluants
vendredi 17 avril 2009
Travail d'équipe!
jeudi 16 avril 2009
Quelques photos d'enfants...
mercredi 15 avril 2009
Article sur l'eau
Deux travailleuses de l'école de Jeunes Musiciens du Monde transportant des bassines d'eau pour la construction des maisons en boue.
Crédit photo: Jean-Claude Brault
Crédit photo: Jean-Claude Brault
Entrevue avec Bernard Drainville
Bernard Drainville
Député à l’Assemblée Nationale
Critique en matière de santé
mardi 7 avril 2009
...rîment avec Pondichéry
dimanche 5 avril 2009
Jeunes Musiciens du Monde
*Voilà le spectacle auquel nous avons eu droit à notre arrivée. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau
*Voilà un jeu de la kermesse. Il s'agissait de faire une pyramide et de rester ainsi pendant un certain temps. Crédit photo: Jean-Claude Brault
*Voilà du mindi. On me l'avait fait le premier soir que cette activité avait eu lieu. Je l'ai eu pendant environ 2 semaines. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau
*Voilà Alexandre Dubois et Raphaël Morin qui travaillais très dûr au piochage un après-midi où il devait faire 45°C. Crédit photo: Jean-Claude Brault
*Voilà quelques-uns d'entre nous (entre autre moi, 4e à partir de la gauche) qui travaillaient aux cactus. Crédit photo: Jean-Claude Brault
*Voilà quelques-uns d'entre nous (entre autre Ludo, 3e à partir de la gauche) qui travaillaient à la cowshit. Crédit photo: Jean-Claude Brault
vendredi 3 avril 2009
Bonheur et chaleur rîment avec...Goa
*Voilà la douche extérieure qui servait à nous rincer. Elle était entourée d’arbres pleins d’oiseaux qui chantaient et de fleurs multicolores qui embaumaient. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau
*Voilà la plage, un de ces soirs où le soleil avait décidé de nous montrer ses plus belles couleurs. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau
*Voilà le soir ou Jay avait décidé de venir jouer au soccer avec nous sur la plage. C'était vraiment incroyable! Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau
lundi 30 mars 2009
Pollution et Klaxon rîment avec...Delhi
*Voilà le traffic en Inde! Des rikshaw (les petits taxis verts et jaunes), des motos, des voitures, des gens, un peu partout, un peu n'importe où. Crédit photo: Léa Drainville-Mongeau















